Chroniques

Rotters Damn

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But my friend you know that i think i love you

Par Sebz, 25/04/2017

Si vous êtes un aficionado de la scène musicale mayennaise, il est impossible que vous soyez passé à côté du phénomène « Rotters Damn », lauréat du tremplin Les Émergences en 2015. Ce jeune quatuor originaire de Château-Gontier sillonne depuis 2011 les plaines du Grand Ouest avec comme bagage des chansons empreintes d'un pur esprit folk-rock. C'est après un long travail de composition que nos comparses accouchent aujourd'hui de leur premier album. On ne peut qu'être captivé par ces huit titres qui plongent l'auditeur dans un spleen harmonieux aux confins d'une west coast américaine fantasmée. Ce qui surprend le plus, au regard des deux précédents EP du groupe, c'est la diversité qu'offre ce disque, malgré tout très homogène. D'une parfaite introduction, en forme de balade folk aux accents irlandais, on dérive vers des plages atmosphériques jamais foulées jusqu'alors, ou l'on gravit des paysages tourmentés aux frontières du post-rock et du rock progressif. À l'image de « Peaks & valleys », synthèse bien maîtrisée des diverses inspirations du groupe, entre Bob Dylan et God speed you black emperor... Belle surprise sur « Down the line », quand le chant s'épanche soudainement en français, pas si loin des hululements hallucinés d'un Bertrand Cantat.
Avec cet album enregistré par l'incontournable Amaury Sauvé, Rotters Damn réussi son pari avec brio, et affirme une nouvelle direction - plus sombre, électrique, lyrique -, tout en ouvrant de nouvelles voies, vers des nouveaux mondes. L'histoire ne fait que commencer.

> À écouter sur Soundcloud









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